Éditeurs prédateurs

Soyez aux aguets

Il y a toujours eu des éditeurs sans scrupules qui ne suivent pas les normes reconnues de publication des travaux de recherche (p. ex. peu d’examens par les pairs et de services d’édition, voire pas du tout). Avec l’explosion des publications en ligne et l’utilisation accrue du modèle d’affaires où c’est l’auteur qui paie pour faire publier son article, les éditeurs prédateurs sont de plus en plus nombreux et organisés. S’il s’agit toujours d’une minorité, ils ciblent souvent leschercheurs les moins bien établis.

Si vous êtes invité à soumettre un article à une revue ou à devenir membre d’un comité de rédaction, évaluez la légitimité de l’éditeur de façon critique :

  • Vérifiez si l’éditeur possède un grand nombre de revues dont le contenu est très dilué.
  • Consultez les archives de la revue pour vérifier si les cycles de publication sont très irréguliers, par exemple 1 numéro en un an, 6 dans un autre. Soyez particulièrement prudent s’il est impossible d’accéder aux anciens numéros en raison de pannes et de redirections répétées du site Web. Évaluez la qualité des articles déjà publiés.
  • Vérifiez que le processus d’examen par les pairs est-il clairement décrit. Si le délai d'exécution est très court et est mis en évidence, c'est un signe d'un éditeur prédateur.
  • Vérifiez que la portée de la revue n’est pas trop générale et vague.
  • Assurez-vous que la revue affiche sa politique quant aux frais imposés à l’auteur. Si l’éditeur vous demande des frais qu’après avoir accepté votre manuscrit, c’est un éditeur prédateur.
  • Vérifiez que l’éditeur fournit, sur son site Web, des coordonnées complètes et vérifiables. Méfiez‑vous des éditeurs qui ne fournissent que des formulaires de communication en ligne.
  • Un bon éditeur peut devenir membre d’une association qui choisit ses membres comme la Open Access Scholarly Publishers Association et le Committee on Publication Ethics. Si l’éditeur prétend être membre, vérifiez cela.
  • Vérifiez si la revue figure dans le Ulrich’s Web Global Serials Directory. Sinon, faites preuve d'une grande prudence.
  • Assurez-vous que la revue a un ISSN. Pour les revues fiables, c’est aussi important que le titre.
  • Si la revue prétend être indexée par une base de données de bonne qualité (par exemple, ceux d’EBSCO, ProQuest, Thompson Reuters, etc.), vérifiez cela en consultant la base de données.
  • Enfin, faites preuve de bon sens : si un éditeur vous paraît suspect, faites preuve de prudence. Consultez vos collègues ou communiquez avec le bibliothécaire responsable des travaux de recherche.
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